Culture express

La porte des enfers 
Laurent Gaudé

 

"La vertu paradoxale de la lecture
est de nous abstraire du monde
pour lui trouver un sens "
Daniel Pennac 

Portrait

Mercredi 27 mai 2009

Je me sentais forte, de cette force de ceux qui ont croisé la mort, 
Je me sentais prête, malgré l'incertitude de notre avenir
J'imaginais déjà sentir mes seins se gonfler
Je goûtais déjà le goût du soulagement
J'me voyais déjà l'aimant encore plus fort,
Lui, mon homme évidemment.

Mais tout cela était trop intime,
Il ne l'a pas vu,
ou Il n'y a pas cru,

Il n'a vu que la partie sortante de l'iceberg,
La lassitude et le stress.
Il n'a vu que ce que j'ai bien voulu lui montrer, certainement.

N'empêche...

T'attends quoi pour me faire un autre enfant ?
 

Si tu attends les hirondelles, un rayon de soleil, la caresse d'un vent du Sud. 
Si tu attends un souffle, un regard plissé, un rire franc.
Si tu attends la terre rouge, la brique d'une maison, la poussière étouffante.
Si tu attends la moiteur d'un corps, l'excitation d'une épaule dénudée, le réconfort d'un amour sans faille.

Alors ta vie ne sera qu'attente.

Mais si, un beau jour, tu décidais que ma voix serait l'hirondelle, mon corps le vent du sud, nos amis les souffles, nos familles les regards plissés. Si un jour notre couple était la brique, et nos voyages la poussière, mon stress la terre rouge et mes mauvaises humeurs l'éclat d'un rire franc...

Alors ensemble, le quotidien se transformerait en conte initiatique, notre désir de famille en épopée chevaleresque, de désaccords en réconforts, on naviguerait sur notre vie et on serait heureux. Du moins de ce bonheur profond d'être ce que l'on est, sans se mentir, sans se transformer, sans se travestir.
Nous serions simplement le roi et la reine d'un vaste empire de sentiments dévoilés, attaqués, de batailles gagnées... 

Et au fond de ma chair, nous arroserions une graine d'Amour. 

 

Par pauline
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 23 mai 2009
Je me demande, depuis longtemps s'il faut tenir compte des signes que la vie nous envoie.
Des signes on peut en voir de partout, dans n'importe quoi... du yaourt qui nous explose à la figure jusqu'au soleil qui chauffe délicatement notre peau.
Ce n'est donc par définition pas très fiable...
Et pourtant depuis quelques mois, j'en ai des signes qui me disent que les choses que je veux ne se concrétisent pas. Ce ne sont même plus des signes, ce sont des sirènes de police hurlante en plein désert, des postillons en pleine face, des signaux lumineux dans la nuit noire.
Il y a eu d'abord le premier obstacle au permis de travail en mars, puis les passeports à l'entrée du Canada et voilà qu'aujourd'hui quelqu'un a appelé le gouvernement pour dire que je travaillais encore ! (qu'il vienne voir mon compte en banque avant de lancer des accusations comme cela !)

J'ai comme la désagréable sensation d'être une malpropre sur un territoire hostile que je viendrais perturber avec mes rêves éducatifs... alors qu'actuellement je dirais plutôt qu'il y a une telle pénurie de main d'oeuvre et des services si importants à fournir aux familles ... que la priorité est peut être là !

Vive la délation. Bienvenue au Canada. 


 
Par pauline
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 5 mai 2009
J'ai fait le plein d'ami(e)s, de paroles, de lumière. 
J'ai aspiré l'air, kidnappé les montagnes, puisé l'énergie des autres. 
Je me suis ressourcée au coeur de la relation,
Entourée de ma famille, de mes proches, de mon homme.

J'ai eu l'impression de planer au dessus de ma vie, comme si tout cela ne pouvait être qu'un rêve.
J'ai pleurer à Ambre comme on pleure sur un bateau naufragé.
 
Comme si un pont entre deux rives m'avait permis de créer ma bulle 
qui s'étire et vole dans un ciel empli de pensées...

Un retour aux sources, aux sources du mal comme du bien, je suis revenue en tant que femme, une fois de plus... pas encore mère. Et j'ai apprécié ce petit sursis que m'a imposé la vie avec la résignation de savoir que la nature a fait son choix. 

Suis-je prête de nouveau à repartir courir le monde ? prête à voir la beauté ? prête à goûter à l'autre ? Certainement dans mes tripes, certainement dans ma tête alors pourquoi ces doutes encore ?

Parce que c'est ma force et ma faille ... parce qu'à ressentir toutes ces vibrations... on se demande où elle nous mène... Et la réponse est Vers l'Autre avec toute sa part d'incertitude.


Heureusement qu'il est ma bouée, mon étoile du berger qui me guide à travers les ombres.   
Par pauline
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Ti'bonus




Terre Artiste

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus