Nomade onirique

Publié le par pauline

Je me réveille un matin, dans un palais de sable. L'air y est frais, les sons commencent à monter de la rue. Je suis en Inde. 

Je passe la porte et trébuche sur un pavé, un métro siffle devant moi et manque de m'arracher un bras. Je suis à Singapour.

Je marche un peu, déambule et aperçois deux lions, ils me regardent et continuent leur chemin. Je traverse silencieusement la Somalie.

Soudain je monte à un arbre et aperçois d'énormes chutes d'eau. La musique s'élève d'un village et je danse à perdre haleine. Le Brésil retient son souffle.

Je m'épuise, m'écroule à terre et me peint le corps. La Nouvelle Calédonie est mon clan. Ils construisent une nouvelle ...

Cathédrale, ou les choeurs répètent avec leurs voix innocentes. je tate cette pierre vieille de quelques siècles. L'Italie sent bon.

Mais il est temps de trouver une monture pour traverser les steppes avant l'hiver. Le troupeau doit paître. La Mongolie ne rigole pas avec les animaux.

Je suis seule, dans un lieu inhabité, dans un mélange de sable et de pierre, il ne fait ni chaud ni froid, le silence est bruyant ou serais-ce l'inverse. Je le vois, lui, celui que j'aime. Nous sommes seuls. Et soudain, par la fenêtre je crois reconnaître mon ami, mes amis, leurs visages sont un peu différents mais ils sourient. Ce sont mes cousines, mes oncles, mes soeurs, mes parents... ils sont nés au village voisin, dans le pays d'à côté, celui derrière la montagne... Et nous fêtons ensemble jusqu'au lever du jour. Nous fêtons le soleil, la pluie, la naissance, la mort, les voyages... et nous endormons au petit jour sous un tilleul doré. 
 

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